Le gouvernement tunisien, via le Ministère de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche, réserve annuellement un budget pour la création et l’entretien des ouvrages de conservation des eaux et des sols dans le pays, et ce dans le cadre de ses programmes de développement. Ainsi, au niveau local, les arrondissements de CES et les délégations, avec la participation de la population et des agriculteurs, identifient les zones prioritaires et procèdent à l’application des technologies appropriées et intègrent la population dans le processus de réalisation et d’entretien des ouvrages, qui participe à raison de 60% du budget dans les différentes opérations. L'organigramme des interventions figure dans le schéma ci-dessous.

 

Figure : Organigramme des structures responsables de la Conservation des eaux et du sol en Tunisie

 

Ainsi, selon cette structure, la mise en place de projets dont l'objectif est, d'une part la conservation des eaux et du sol, et d'autre part, la gestion durable des terres dans le pays, permettra, en plus de la protection de la nature et l'environnement, d'améliorer le revenu des populations locales en les fixant au sein de leurs exploitations agricoles.

Par ailleurs, aujourd'hui, les services de Conservation des Eaux et du Sol tunisiens capitalisent la connaissance de plusieurs techniques appropriées à nos bioclimats, semi-arides et arides, et dont l'objectif est la gestion durable des ressources naturelles, notamment de l'eau et du sol. Ces techniques constituent un capital à bien gérer en fonction des conditions édapho-climatiques et socio-économiques, et plus particulièrement en fonction de la région considérée.

Nous donnons ci-après un aperçu des différentes techniques de bonnes pratiques de conservation des eaux et du sol et de savoir faire en Tunisie (source : rapport LADA-Tunisie). Ces techniques, constituant un bon cas de gestion des connaissances, ont prouvé leur efficacité, et ont donné des résultats spectaculaires en matière de Gestion Durable des Terres.

 

Le gouvernement tunisien, via le Ministère de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche, réserve annuellement un budget pour la création et l’entretien des ouvrages de conservation des eaux et des sols dans le pays, et ce dans le cadre de ses programmes de développement. Ainsi, au niveau local, les arrondissements de CES et les délégations, avec la participation de la population et des agriculteurs, identifient les zones prioritaires et procèdent à l’application des technologies appropriées et intègrent la population dans le processus de réalisation et d’entretien des ouvrages, qui participe à raison de 60% du budget dans les différentes opérations. L'organigramme des interventions figure dans le schéma ci-dessous.

 

Figure : Organigramme des structures responsables de la Conservation des eaux et du sol en Tunisie

 

Ainsi, selon cette structure, la mise en place de projets dont l'objectif est, d'une part la conservation des eaux et du sol, et d'autre part, la gestion durable des terres dans le pays, permettra, en plus de la protection de la nature et l'environnement, d'améliorer le revenu des populations locales en les fixant au sein de leurs exploitations agricoles.

Par ailleurs, aujourd'hui, les services de Conservation des Eaux et du Sol tunisiens capitalisent la connaissance de plusieurs techniques appropriées à nos bioclimats, semi-arides et arides, et dont l'objectif est la gestion durable des ressources naturelles, notamment de l'eau et du sol. Ces techniques constituent un capital à bien gérer en fonction des conditions édapho-climatiques et socio-économiques, et plus particulièrement en fonction de la région considérée.

Nous donnons ci-après un aperçu des différentes techniques de bonnes pratiques de conservation des eaux et du sol et de savoir faire en Tunisie (source : rapport LADA-Tunisie). Ces techniques, constituant un bon cas de gestion des connaissances, ont prouvé leur efficacité, et ont donné des résultats spectaculaires en matière de Gestion Durable des Terres.

 

Jessours

Conservation des eaux et des sols suivant la technique des Jessours:
C'est une méthode particulièrement pratiquée au niveau du massif des Matmatas en Tunisie. Les rendements obtenus pour des cultures pratiquées dans ces jessours sont parfois spectaculaires. En outre, ces jessours ont bien prouvé leur efficacité concernant la conservation du sol et la lutte contre l'érosion. Elles méritent donc d'être pratiquées dans d'autres régions à bio-climat semi-aride et aride, cas de la région de Siliana.

 

Ouvrage sous forme de jessours

Tabia

La conservation des eaux et du sol par la technique des Tabias
Cette technique est depuis longtemps  pratiquée dans la majorité des régions de la Tunisie, là où le relief le permet.  Il s'agit de confectionner des "digues" afin de retenir en place les eaux pluviales et les eaux de ruissellement. C'est aussi une pratique très efficace en matière de gestion durable des terres. Les rendements des cultures dans ce cas sont élevés, ce qui se traduit par l'amélioration des revenus des agriculteurs.

 

Ouvrage sous forme de tabia

Meskats

La conservation des eaux et des sols suivant la technique des  Meskats

Il s'agit de techniques traditionnelles utilisées pour capter les eaux de pluie, et ce en vue de la pratique de l’arboriculture. Ces techniques sont essentiellement pratiquées en Tunisie centrale. A l'heure actuelle, les Meskats sont encore visibles dans les plantations oléicoles de la région du Sahel. Comme pour les jessours et les Tabias, les Meskats, en cas de leur pratique dans des petites parcelles, ne sont pas adéquats avec la mécanisation .

Ouvrage sous forme de Meskats

Mgouds

La valorisation des eaux de crues à travers la technique des  Mgouds 

Les Mgouds sont des techniques basées sur des travaux plus ou moins compliqués, ayant pour objectif d'orienter les eaux de ruissellement, notamment au niveau d’un bassin versant, et leur rassemblement par des banquettes de déversions dans un lit d’oued  adjacent, en vue de les détourner vers des champs d’épandage préalablement préparés. Les mgouds sont par conséquent alimentés par de grands bassins versants et seules les précipitations importantes provoquent un ruissellement dans les cours d’eau.

 

Ouvrage sous forme de Mgouds

Déviation des eaux de crue

La déviation des eaux de crues des oueds pour la valorisation  agricole
Cette méthode consiste à provoquer la submersion des champs moyennant la déviation des eaux de crues d’un oued ou d’un ravin par le prélèvement partiel ou total des eaux à travers les Mgouds. Dans ce cas, les eaux déviées sont utilisées pour l'irrigation des parcelles cultivées, soit en céréales, soit en arbres fruitiers, derrière des tabias aménagées pour retenir ces eaux.

Mécanisme de déviation d'oueds

Collecte des eaux pluviales

Les citernes : moyens de collecte des eaux pluviales pour l’alimentation en eau potable
Il s'agit d'un système de collecte des eaux pluviales très ancien en Tunisie. Il est conçu dans un objectif d’approvisionner la ou les  familles  propriétaires en eau pour les différents usages domestiques, y comprise l'irrigation et  l’abreuvement du cheptel en milieu steppique.  La collecte des eaux pluviales par des citernes se fait à partir d'un impluvium qui doit être propre, salubre et imperméable.

 

Ouvrage sous forme de citerne pour la collecte des eaux pluviales