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La Tunisie à la CCNUCC

La Tunisie a été parmi les premiers pays à ratifier la Convention Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) en 1993 et le Protocole de Kyoto en 2003.

Étapes de la politique climatique tunisienne en lien avec la CCNUCC

  • Ratification de la Convention-cadre sur les changements climatiques – 15 Juillet 1993
  • Présentation de la première Communication Nationale – 27 Octobre 2001
  • Ratification du Protocole de Kyoto – 22 Janvier 2003
  • Mise en place d’une Autorité Nationale Désignée pour le Mécanisme de Développement Propre (MDP) – Juin 2005
  • Association avec l’Accord de Copenhague – 11 Février 2010
  • Soumission des Mesures d’Atténuation Appropriées aux Niveau National (NAMAs) au secrétariat de la CNUCC conformément au paragraphe 5 de l’Accord de Copenhague – 18 mai 2010
  • Mise en place du troisième inventaire national pour l’année 2010 et premier rapport biennale (angais : Biannual Update Report –BUR) – 2013-2014

 

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Source Image : Firas Ben Khelifa

Depuis la ratification de la CCNUCC, la Tunisie a montré des efforts continus visant à la mise en œuvre de cette convention. Ces efforts se structurent principalement selon les axes suivants :

Instruments d’atténuation des gaz à effet de serre

  • Portefeuille de projets MDP et sept projets et programmes MDP enregistrés
  • Conception des NAMAs et des mécanismes de marché dans les secteurs des bâtiments, des eaux usées, de l’agriculture, de la forêt et des sols, du ciment et de l’électricité

La Tunisie veut aussi explorer de nouveaux mécanismes de marché qui sont en cours de développement. Le pays a soumis sa position sur ce sujet à la CCNUCC en Mars 2013. Le concept d’un nouveau mécanisme de marché dans le secteur du ciment est la stratégie la plus avancée dans ce domaine.

La Tunisie est également un membre de la plate-forme d’échange de la Banque mondiale « Partenariat pour la préparation au marché » (en anglais : Partnership for Market Readiness, PMR) afin de participer activement dans le débat actuel et de développer des options d’atténuation à faible coût dans les secteurs de l’énergie et de l’industrie (voir présentation de la Tunisie au PMR de Mars 2014).

En outre, la Tunisie participe activement à la discussion sur REDD + (Réduire les émissions de CO2 provenant de la déforestation et de la dégradation des forêts) et elle a présenté sa position sur REDD+ et les bénéfices non carbone à la CCNUCC en Avril 2014 (voir soumission en anglais).

Monitoring des émissions

  • Inventaires nationaux des émissions de GES pour les années 1994 et 2000 pour tous les secteurs ; mise en place d’un système national d’inventaire des émissions de GES en 2013/2014 pour les rapports biennaux
  • Inventaires annuels des émissions de GES provenant de l’utilisation de l’énergie pour la période 1980-2010 et des procédés industriels pour la période 2000-2009

Instruments d’adaptation au changement climatique

  • Portefeuille de projets d’adaptation
  • Stratégies d’adaptation dans les secteurs de l’agriculture, l’eau, le tourisme et la santé
  • Mise en œuvre de mesures concrètes pour adapter la gestion de l’eau et des écosystèmes aux changements climatiques

La stratégie nationale

La Tunisie est l’un des rares pays en développement ayant développé une politique d’atténuation proactive basée essentiellement sur la promotion des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique dès le milieu des années 1980. En 2012, la Tunisie a élaboré une Stratégie Nationale sur le Changement Climatique qui prévoit des mesures d’adaptation et d’atténuation dans différents secteurs. En tenant compte des efforts sectoriels, l’objectif d’atténuation définis dans cette stratégie servira de base à la contribution de la Tunisie à l’accord international pour la période post-2020. L’objectif d’atténuation à long terme sera défini dans le premier rapport biannuel en Décembre 2014 sur la base d’un inventaire national consolidé de gaz à effet de serre.

En Janvier 2014 la Tunisie est devenu le troisième pays sur la planète à ancrer l’importance de la lutte contre le changement climatique dans sa constitution : l’article 45 stipule que « l’État garantit le droit à un environnement sain et équilibré et le droit de participer à la protection du climat ».

La Tunisie a entrepris nombreux efforts pour promouvoir ces activités dans le domaine du changement climatique au niveau international, entre autre aux Side Events en marge des négociations de la CNUCC.

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Source Image : GIZ

 

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