Objectifs et scénarios

Afin de garantir l’appropriation et l’ancrage national de la stratégie à développer, les travaux d’élaboration se sont basés sur un large processus de concertation qui a durée plus qu’une année et qui a mobilisé un groupe élargi d’experts nationaux représentant les  institutions publiques sectorielles, le secteur privé et la société civile.

Des scénarios contrastés pour explorer le futur possible

Un groupe élargi d’experts nationaux représentant les institutions publiques sectorielles, le secteur privé et la société civile, dans le cadre d’un large processus de concertation,  a examiné trois scénarios contrastés pour la Tunisie en termes de choix de développement socio-économique, des résultats futurs des négociations climatiques, de  forçages climatiques que subirait la Tunisie, de choix énergétique et de choix du positionnement du pays en matière de politique climatique.

  • Le premier scénario est basé sur un choix centré sur la croissance économique au détriment du social et de l’écologique dans un contexte mondial de relâchement des efforts d’atténuation.
  • Le deuxième scénario qui donne la priorité absolue au social. Parallèlement, la gouvernance climatique mondiale se renforce ce qui permet de limiter les impacts du changement climatique subis par la Tunisie.
  • Le troisième scénario est marqué par un grand volontarisme écologique du fait d’une gouvernance climatique mondiale forte, assez contraignante pour les pays en développement dont la Tunisie. 

Scénario retenu et objectifs arrêtés

La vision préférentielle adoptée est une mise en rythme temporelle des trois scénarios contrastés, visant :

  • Le développement social et économique à court terme (pour le rééquilibrage social et spatial notamment) intégrant un certain nombre de garde-fous au vu d’un développement écologique à moyen terme (maîtrise des ressources, etc.) ;
  • Un objectif de réduction de l’ordre de 60% de l’intensité carbone à l’horizon 2030 par rapport à 2009 et une politique volontariste à 2050 permettant d’atteindre une stabilisation des émissions à cet horizon.

Cet objectif est en train d’être révisé actuellement.

  • Une politique d’adaptation proactive et préventive appuyée par l’aide internationale dans le cadre des mécanismes de financement et de transfert technologique mis en place par la gouvernance mondiale sur le climat  (fonds vert, etc.).

Source :

Ministère de l’Environnement/GIZ 2012 : Stratégie Nationale sur le Changement Climatique – Rapport de la stratégie.

 

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