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Pour mieux cerner l’importance de la notion de la responsabilité sociétale (ou sociale) des entreprises (RSE) et son potentiel pour les entreprises tunisiennes la définition théorique et pratique de la RSE est mise en exergue. La responsabilité sociétale des entreprises (RSE) est un « concept dans lequel les entreprises intègrent les préoccupations sociales, environnementales, et économiques dans leurs activités et dans leurs interactions avec leurs parties prenantes sur une base volontaire », énoncé plus clairement et simplement, sous « la contribution des entreprises aux enjeux du développement durable ». La RSE résulte des demandes de la société civile (associations écologiques et humanitaires) d’une meilleure prise en compte des impacts environnementaux et sociaux des activités des entreprises, qui est née, notamment, des problèmes d’environnement planétaire rencontrés depuis les années 1970. La RSE est donc la déclinaison pour l’entreprise des concepts de développement durable, qui intègrent les trois piliers environnementaux, sociaux, et économiques. Elle a été à l’ordre du jour du sommet de la Terre de Johannesburg en 2002, auquel ont aussi participé de grandes entreprises, des secteurs de l’environnement et de l’énergie. Le concept est directement lié à la notion de développement durable, dont il est la déclinaison pour les entreprises. Le lien entre cet objectif macroéconomique et la satisfaction des parties prenantes de l’entreprise est toutefois assez complexe, d’autant que le développement durable ne dépend pas exclusivement des entreprises mais de tous les acteurs.

La RSE en tant que bonne gouvernance se traduit ou devrait se traduire de différentes manières :

  • La définition d’une éthique, formalisée dans une charte de l’entreprise,
  • La mise en relation avec les parties prenantes de l’entreprise (tous les acteurs ayant des intérêts dans la gestion de l’entreprise : clients, fournisseurs, employés, associations locales, collectivités territoriales, société civile représentée par les ONG),
  • La mise en place de programmes de gestion des risques,
  • Une surveillance accrue des principes de sécurité,
  • Une veille, notamment environnementale, sociale, sociétale, et juridique,
  • des projets de gestion des connaissances en support à l’innovation qui impliquent également plusieurs types d’agents économiques : les acteurs publics territoriaux de l’enseignement et de la recherche (pôles de compétence).
  • des programmes d’assurance qualité, avec la mise en œuvre des nouvelles normes,
  • La corrélation avec la nature du lien social et de la performance,
  • une communication interne et externe, avec notamment des bilans sociaux et environnementaux ;
  • etc. L’approche RSE peut permettre de mettre en œuvre, entre autres, de nouvelles régulations et une meilleure gouvernance de l’entreprise, que l’entreprise soit grande, moyenne ou petite, dans les pays dits développés, comme dans les pays en développement. Son avantage résiderait en l’instauration d’une meilleure « contextualisation » des activités économiques des entreprises, une meilleure structuration des relations avec les parties prenantes, et théoriquement une meilleure gouvernance d’entreprise. Chaque entreprise adapte cette démarche à son rythme et selon sa culture. Mais même si le rythme et la culture des entreprises sont différents, chaque entreprise doit intégrer la RSE.

Documents utiles

pdfEtude exploratoire du marché de la Responsabilité Sociétale d’Entreprise en Tunisie1.16 Mo
pdfLa Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) en Tunisie814.14 Ko

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