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Introduction

Le gouvernement de Tunisie a requis l’assistance du  FIDA  pour le Projet de développement agricole intégré II (PDAI II) dans le Gouvernorat de Siliana, afin de mobiliser les financements du  FEM  et apporter des solutions aux graves problèmes de dégradation des terres et aux menaces à la biodiversité sur le territoire du Gouvernorat, notamment sur le site de Jbel Esserj. Ce projet, qui est résultat de cette requête, est en fait une «composante» du  FEM  qui est voué à la Gestion Durable des Terres (GDT) dans le Gouvernorat où il opèrera sur le terrain dans la même zone que le projet PDAI II et suivant les modalités de mise en œuvre de base de ce dernier.

Les investissements du  FEM  sont nécessaires en raison de l’ampleur de la dégradation des terres agricoles, pastorales et sylvo-pastorales de la région. En effet, les systèmes conventionnels de gestion des terres, outre leur incapacité à assurer une bonne conservation de la fertilité de celles-ci, ont négligé depuis fort longtemps les pâtures et les terres boisées qui constituent les écosystèmes terrestres les plus diversifiés en termes de fonctions et services rendues, car très peu à été fait pour améliorer la conservation de la biodiversité sur ces terres. A ce titre l’écosystème de Jebel Esserj constitue un sanctuaire pour les rares exemples de biodiversité de la flore et de la faune qui sont sévèrement menacées par les pressions des populations et leurs troupeaux, subséquentes à une utilisation non durable des ressources. En outre, sous les effets probables des changements climatiques tels que prédits par nombreux modèles climatiques, la zone du projet serait appelé à devenir de plus en plus aride, ce qui urge la nécessité de développer des capacités d’adaptation à de tels effets.

Le projet du  FEM  qui porte sur une zone du bassin méditerranéen de l’Afrique du Nord et qui s’intègre dans la cadre de l’initiative globale  MENA RID, se veut comme étant un cadre de programmation dont l’objectif est de promouvoir la Gestion Durable des Terres et de la Biodiversité de manière intégrée dans les régions arides du Moyen orient et l’Afrique du Nord ( MENA ) en améliorant le bien-être économique et social des communautés ciblées à travers la restauration et le maintien des fonctions et de la productivité des écosystèmes.

ZONE D’INTERVENTION DU PDAI II ET DU PROJET FEM

ZONE D’INTERVENTION DU PDAI II ET DU PROJET FEM

 

 

Objectifs et composantes du projet

Le projet de soutien à la gestion durable des terres dans le gouvernorat de Siliana a pour objectif général de réduire et minimiser l’impact de la dégradation des terres et les pertes en biodiversité dans les écosystèmes de la zone du projet.

De manière spécifique, le dit projet vise à:

  • Adopter une planification de l’utilisation des terres et une gestion améliorée des eaux.
  • Augmenter les investissements de gestion durable des terres (GDT) dans des domaines productifs, tout en améliorant les conditions de vie des foyers aux revenus moyens et bas.
  • Renforcer la protection d’écosystèmes montagneux sylvo-pastoraux au sein de système national de zones protégées.

En vue d’atteindre ces objectifs, le projet comprend les composantes suivantes :

  • Composante 1 : renforcement de cadres politiques et de la planification pour l’intégration de la GDT.
  • Composante 2 : intégration de la GDT aux activités agricoles.
  • Composante 3 : intégration de la GDT aux activités sylvo-pastorales.
  • Composante 4 : conservation de la biodiversité à Jebel Esserj.
  • Composante 5 : gestion du projet.

D’après le rapport d’évaluation, le coût du projet a été estimé sur la base des prix en vigueur en Mai 2008 à5.000.000 ,00 USD, soit l’équivalent de 5.850.000,000 DT (taux de change : 1,00 USD = 1 ,17DT).

Selon l’accord de Financement, le projet sera financé en totalité par les ressources du don.

  • Date de signature du Don :22/06/2010
  • Date d’entrée en vigueur :01/09/2010
  • Date d’achèvement du projet :30/09/2015
  • Date de clôture du Don : 31/03/2016

Dans ce cadre il faut noter que :

  • (a) Le Projet  FEM  a accusé une longue durée de préparation allant de 2005 à 2008, pour la mise en œuvre de la phase PDF-B du projet. Le financement du Projet a été approuvé par le  FEM  en 2008 mais sa mise en vigueur n’a commencé qu’en septembre 2010.
  • (b) Bien que cette phase de préparation du projet a permis une bonne identification de la stratégie et des activités du Projet, elle a aussi eu des effets négatifs, surtout au niveau de la complémentarité et dans la mise en œuvre de sources de cofinancement a travers le PDA II qui sera achevé en décembre 2014. Ceci aura également des implications sur les modalités de l’exécution du Projet  FEM  qui est étroitement associé au PDAI II. Les échéances du Projet  FEM  n’ont ainsi pas pu être harmonisées avec celles du PDAI II (comme indiqué dans le Table 6 ci-dessous).
  • (c) Il est ainsi prévu que le Projet  FEM  continue au delà de la durée de vie du PDAI II, malgré une prolongation de 18 mois du PDAI II qui a été approuvée par le  FIDA  suite a l’évaluation a mi-parcours du PDAI II en décembre 2012.

 

Echéances du Projet  FEM  comparées a celle du PDA II
-Approbation du  FEMMise en vigueurDurée InitialeDurée actuelleAchèvementClôture
PDAI II Décembre 2005 Juin 2007 6 ans 7,5 ans Décembre 2014 Juin 2015
Projet FEM Septembre 2008 Septembre 2010 5 ans   Septembre 2015 Mars 2016

 

Organe(s) d’exécution

CRDA de Siliana en collaboration avec l’unité de planification locale et de coordination des projets PDAI –II (UPLC) au sein du Ministère de l’Agriculture, et le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable .Le tableau ci-après indique les catégories de dépenses à financer sur les ressources du don et le montant affecté à chaque catégorie

Zones d'intervention du projet et population cible

Le projet intervient sur une large partie du territoire du Gouvernorat de Siliana dans la mesure où il couvre 54 secteurs (imadats), soit 63% de son territoire. La zone demeure caractérisée par de faibles revenus et des taux élevés de chômage et de migration. De ce fait elle jouit de forte priorité au niveau des politiques de développement rural et de la gestion des ressources naturelles dans le 11ème Plan de développement économique et social actuel ( PDES 2007-2011) qui inclut la seconde phase du PDAI II dans le Gouvernorat de Siliana.

La zone du projet  FEM  sur la GDT est identique à celle du PDAI II du  FIDA . Elle appartient à l’étage bioclimatique semi-aride avec des pluies annuelles moyennes allant de 250 mm dans le sud, à environ 500 mm dans le nord. La majorité des terres de la zone du projet sont cultivées depuis des temps très anciens et son couvert végétal a été intensivement modifié par les activités anthropiques. De ce fait les problèmes de dégradation des terres que connait la zone atteignent un niveau critique et la pression sur les terres a conduit à mise en culture de nombreuses terres non aptes à l’agriculture.

S’agissant de l’utilisation actuelle des terres, sur un total de 278,223 ha de la zone du projet :

  • 183,329 ha sont cultivés (66%) dont 146194 ha (80%) en grandes cultures (céréales, légumineuses et jachères), 31,011 ha (11%) en arboriculture (en majorité des oliviers) et 6 124 ha (2,2%) en cultures irriguées.
  • 81,485 ha (29%) sont recouvertes par les forêts et/ou les arbustes ;
  • 13,409 ha (5%) sont constitués de terres de parcours.

Sur le plan population cible, le projet PDAI II cherche à cibler 15000 ménages sur une population totale de 28000 ménages, suivant une approche par phase selon les groupes prioritaires. La population cible comprend les populations rurales les plus pauvres1 de 54 imadats, intégrant ceux qui ont le moins accès aux services, le plus grand pourcentage de petits exploitants et ce qui souffrent fortement de l’érosion et du chômage.

Pour le projet  FEM , de par la nature des objectifs et activités prévues pour ce faire, l’intervention du projet cherchera à satisfaire les besoins d’un groupe de population beaucoup plus large. En effet, la dégradation des terres ainsi que la protection de la biodiversité va au-delà des questions de pauvreté et concerne tous les utilisateurs de ressources naturelles du Gouvernorat, mais aussi du pays. A cet effet le projet  FEM  envisage de :

  • Atteindre la même population cible que le projet PDAI II à la fois en termes d’effectif, d’activités de base sur le terrain et de renforcement des capacités ;
  • Chercher à mettre en place des actions pour toute la population rurale du Gouvernorat et même au-delà.

Stratégie et approche adoptées par le projet

Étant conforme avec l’objectif de la Stratégie du  FIDA  en matière de dégradation des terres ainsi qu’avec le Programme opérationnel du  FEM  pour la GDT (OP#15), l’approche du projet et la stratégie qui s’y rapporte sont fondées sur l’approche déjà adoptée par le PDAI II, déjà lancé depuis 2009, qui devrait en outre prendre en considération la GDT et la conservation de la Biodiversité. Sur le plan méthodologique cette approche repose sur la mise en œuvre des principes fondamentaux tels que :

  • L’intervention à la demande: Tout comme pour le PDAI-II, les interventions du  FEM  sont planifiées et mises en œuvre sur la base de la demande communautaire telle définie dans les PDL/PDP qui seront les seuls mécanismes d’allocation de ressources aux investissements communautaires;
  • La participation active des bénéficiaires, y compris les femmes, à travers leurs organisations de base, qui devrait être reflétée dans les PDL/PDP et les plans de gestion des terres sylvo-pastorales à différents niveau (préparation, mis en œuvre et suivi-évaluation) ;
  • Le renforcement des capacités des acteurs/bénéficiaires et des institutions locales ;
  • L’ancrage institutionnel de l’approche adoptée par le projet à travers un certain nombre d’activités et d’effets induits.

Sur le plan technique et opérationnel l’approche prévoit notamment de :

  • Favoriser la mise en œuvre et les investissements accordés aux sites de démonstrations sur le terrain qui seront choisis lors de l’élaboration des PDL/PDP et en fonction de la demande ;
  • Valoriser les enseignements tirés de ces démonstrations à travers la reproduction des pratiques éprouvées dans l’ensemble de la zone du projet et fournir des recommandations pour l’intégration d’une telle démarche en vue de l’élargissement de la GDT aux autres systèmes agricoles du pays, hors de la zone du projet, qui seraient affectés par les mêmes problèmes ou enclins à la dégradation des terres ;

Encourager les utilisateurs des terres à adopter, en plus des pratiques de GDT, le concept technique de l’agriculture de conservation et toute autre pratique visant l’adaptation aux changements climatique, l’amélioration de la résilience des systèmes de production, la réduction des émissions des gaz à effet de serre, etc.

Cout de financement

 

Le cout de financement du projet est de 5000 dollar USD soit 8000 DT sa répartition est comme suit comme :

Coût du projet par catégorie et suivant la convention de financement
CatégorieMotant du don  FEM (USD)% des dépenses (en HT)
I. Véhicules, équipement et matériel 250000 100
II. Assistance technique, études et formations 1440000 100
III. Travaux d’aménagement 1860000 100
IV. Contrats de prestation de services 950000 100
V. Non Alloué 500000 100
  5000000  

 

Les coûts totaux du projet par composante sont récapitulés dans le tableau ci-dessous :

Coût du projet par composante
ComposanteMontant alloué($US)% du budget total
Integration de la GDT aux activités agricoles 1 520 000 30
Integration de la GDT aux activités sylvopastorales 1 255 000 25
Conservation de la biodiversité de djebel Esserj 400 000 8
Gestion du Projet 435 000 9
TOTAL 5 000 000 100%

 

 

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