La gestion durable des terres (GDT) est cruciale pour diverses raisons, à savoir :

  • réduire la dégradation des terres, et surtout, réhabiliter les zones où le sol est dégradé
  • garantir une utilisation optimale des ressources en sol pour les générations actuelles, mais également les générations futures.

Afin d’atteindre ces objectifs, la Gestion Durable des Terres doit être basée sur quatre principes généraux, à savoir:

  1. tenir compte des besoins des utilisateurs des terres, et adopter une approche participative;
  2. tenir compte de l’utilisation des ressources naturelles au niveau des écosystèmes;
  3. mettre en place des politiques de soutien et élaborer des mécanismes d’incitation pour l’adoption de la GDT et l’amélioration des revenus des populations locales ;
  4. promouvoir un engagement multi-acteurs et différents niveaux;

D’après ces principes, il importe de signaler que la GDT constitue un impératif pour le développement durable. Elle joue un rôle clé d'harmonisation des objectifs pour la production sur la base de la protection de l’environnement. Par conséquent, un des principaux aspects de la GDT vise l’intégration de l’agriculture et de l’environnement, couramment appelée agriculture durable, à travers un double rôle, à savoir :

            i) maintenir la productivité à long terme des fonctions de l’écosystème (terres, eau, biodiversité) et,

            ii) augmenter la productivité (qualité, quantité et diversité) des biens et services, s’agissant particulièrement d’une production alimentaire sûre et saine.

Ainsi,  pour des raisons d’efficacité, les applications de la GDT impliquent une collaboration et des partenariats à tous niveaux :

► utilisateurs des  terres (populations locales),

► experts et techniciens spécialistes

► décideurs politiques (CRDA, Offices, Administration locale, régionale et centrale)

► Société civile (ONG).

En outre, la GDT englobe tous les aspects de la protection et la gestion environnementale, comme :

  •  la protection du sol et des eaux,
  •  la gestion des ressources naturelles,
  •  la gestion intégrée de l’écosystème.

Elle suppose aussi une approche intégrée pour le développement rural et durable. Pour cela, il serait donc essentiel de comprendre :

  • les caractéristiques des ressources naturelles des écosystèmes individuels et leurs processus (climat, sols, eau, plantes, animaux);
  • les caractéristiques socio-économiques et culturelles de ceux qui vivent au dépens des ressources des écosystèmes ;
  • les fonctions et services écosystémiques (protection des bassins versants, maintien de la fertilité des sols, fixation du carbone, amélioration des micro climats, préservation de la biodiversité, etc.)
  • les contraintes et opportunités liées à l’utilisation des ressources naturelles d’un écosystème pour répondre aux besoins économiques et au bien-être de la population (eau, alimentation, énergie, etc….).